Débat du 19 octobre 2010 à 22:25
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Les meilleurs moments du débat sur le suisse-allemand [04:27 min.]
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Tous au suisse-allemand ? [58:39 min.]
Alors que le monde francophone va se réunir à Montreux, la guerre des langues fait rage en Suisse depuis que le Vert Antonio Hodgers a osé critiquer le suisse-allemand. A quoi sert-il d'apprendre le hochdeutsch puisque nos compatriotes parlent le dialecte?
Ne devrait-on pas tous se mettre à l'anglais ou au suisse-allemand? Infrarouge ouvre le débat.
Pour en débattre, Infrarouge a invité:
Antonio Hodgers, conseiller national, les Verts, Genève
Andreas Auer, professeur de droit constitutionnel, Université de Zurich
Jean-Frédéric Jauslin, directeur de l'Office fédéral de la culture
Anne Cuneo, journaliste, écrivain
Philippe Nantermod, co-président des Jeunes libéraux-radicaux
Renata Libal, journaliste
Luc Barthassat, conseiller national, PDC, Genève
Rose Bader, enseignante de suisse-allemand, Universaité polulaire de Lausanne
Loi fédérale sur les langues nationales
Le site d'Helvetia Latina, pour la pluralité culturelle de la Suisse
Un peu d'exercice: une émission en suisse allemand sur le suisse allemand!
Le blog de Philippe Nantermod: un article sur le bilinguisme en Suisse
VIVE LA FOIRE AUX OIGNONS, UNE MANIèRE DE PARLER ET D'AIMER SON PAYS ... UNE BASE D'ALLEMAND ET LE LANGAGE DE LA RéGION UN PEU.
Ce Monsieur qui veut mettre son grain de sel partout n'est même pas un véritable suisse! Pourquoi toujours l'inviter? Bon il apprend le suisse-allemand, mais pour moi ce n'est qu'un coup d'éclat pour se rendre intéressant!
N'y a-t-il personne d'autre INFRA???
Quant au thème de votre débat, voilà ce qu'il faut en dire:
les suisse-allemands, eux, apprennent volontiers le français et se donnent toujours la peine d'essayer de le parler, lorsqu'ils constatent qu'on est romand.
Il est clair que le suisse-allemand est bien plus difficile à apprendre, étant donné ses nombreuses versions.
De plus, il s'agit de dialectes qui portent atteinte à la pureté de la langue originale. La langue du grand Goethe.
Mais les suisses-allemands font toutes leurs classes en Hochdeutsch. Ce qui veut dire qu'ils peuvent tout à fait nous comprendre lorsque nous voulons leur parler en allemand.
Donc. apprenons l'allemand
et demandons à nos amis et concitoyens d'outre-sarine de bien vouloir parler Hochdeutsch lorsqu'ils sont interwiewés aux nouvelles de la TV alémanique, ainsi que de nous donner la météo en bon allemand.
Ainsi nous pourrons tous nous comprendre mieux, et nous pourrons nous rendre plus au nord, chez les allemands, par la même occasion.
En tant que Suissesse allemande, je n'aime pas non plus m'exprimer en bon allemand, mais je trouve que c'est un MANQUE DE POLITESSE de mener des débats politiques ou télévisés (au Palais Fédéral ou à l'émission "Arena" p.ex.) en suisse allemand en présence de personnes qui ne comprennent pas nos dialectes. Il me paraît absurde d'attendre d'un "non Suisse allemand" qu'il apprenne en plus du "bon allemand", obligatoire à l'école, notre dialecte.... d'ailleurs lequel !??
Je salue l'éffort de M. Hodgers d'apprendre un de nos dialectes et l'encourage en même temps, comme Mme Anne Cuneo l'a si bien dit, à demander aux personnes concernées de bien vouloir s'exprimer en "bon allemand", NOTRE LANGUE ECRITE ET OFFICIELLE !
En patois vaudois on dirait que "l'Tonio est un vrai tolliet". Il s'est comporté comme le taguenet du bled.
Il n'est pas nécessaire de connaitre bien le suisse-allemand pour découvrir que cette langue a du charme et qu'elle vit.
Le francais académique devrait maintenant s'appeler francais ancien, comme il existe le grec ancien.
A Toulouse, à Lyon, à Marseille, en Bretagne, à Paris, à Bamako, à Yverdon ou au Canada, on ne parle pas le même francais qu'à l'Académie.
Des mots, des prononciations et des accents nouveaux sont pratiqués pour le francais. On ne critique pas les Québéquois pour leur parler et on ne leur demande pas de parler francais quand on va les visiter.
Les suisses-allemands ont le mérite de faire vivre l'allemand, de le faire évoluer et il s'en portent très bien.
J'attends de voir Mr Hodgers reprendre un Genevois dans la rue lorsqu'il entendra "d'Dieu, d'Dieu, c'est qui ce nière!"
Assez... Ces langue ou dialectes à apprendre à l'école, ne servent absolument à rien, si ce n'est à perdre des heures pour une langue dont on ne se servira pas.
Depuis toujours, mes contacts professionnels avec la Suisse allemande se font en anglais, langue facile et à la portée de chacun, utilisable dans le monde entier.
Je suis également outrée depuis bien longtemps par le fait de devoir faire ses études en allemand si l'on désire être vétérinaire par exemple.
L'anglais, même si certains disent qu'il s'agit d'une langue déjà dépassée, est utilisée partout, même un anglais de base permet de se comprendre.
L'allemand ? A part l'Allemagne et l'Autriche, et la Suisse allemande, je ne vois pas où il servirait.
Quand à son apprentissage, il n'a rien de ludique et explique certainement le dégoût de cette langue. Il serait peut-être temps d'apprendre à le parler, par des jeux et des méthodes sympathiques,avec des exercices pratiques, des phrases utilisables lors d'un séjour ici ou là, avant de plonger les enfants dans sa grammaire infernale et de les dégoûter à jamais.
Nous avons tous, romands, suivi les cours d'allemand à l'école, et combien d'entre nous peuvent sortir 2 phrases 10 ans après la fin de nos études ? (je ne parle pas de ceux qui ont dû suivre une filière obligeant à parler couramment cette langue).
De plus, je pense sincèrement que notre mode de votation, balayant dans la plupart des cas les cantons non-alémaniques, n'aide pas à apprécier le suisse-allemand ou l'allemand...
Il y a rien à faire il y a des lois pratiques, le suisse allemand il faut au moins le comprendre...
Moi je suis italien et je crois que la plupart de ceux qui critiquent le suisse allemand ne maitrise meme pas l'allemand, donc ce sont des critiques stériles: chez soi on a le droit de s'exprimer dans sa propre langue meme si c'est un patois.
On peut distinguer le Suisse-Allemand du haut Allemand sur trois axes: 1) le vocabulaire 2) la grammaire, et 3) la prononciation. Je ne suis pas de langue maternelle suisse-allemande, mais l'ai assez souvent entendu et parle assez bien l'Allemand pour pouvoir en avoir une compréhension approximative. Et il me semble que, bien que le vocabulaire et la grammaire du Suisse-Allemand soient différents de l'Allemand, la différence la plus significative et la prononciation.
Par exemple, quand quelqu'un fait une faute de grammaire, comme fausse conjugaison, mauvais accord ou mauvais ordre des mots, ça rend la compréhension plus difficile, mais on arrive à en comprendre le sense. De même pour le vocabulaire: si on ne comprend pas un mot par-ci par-là, c'est pas bien grave, on comprend le sens général avec les autres mots et le contexte.
D'autre part, il me semble que ce qui pose le plus de problèmes à l'oral dans une langue étrangère, c'est la prononciation. Souvenez-vous, quand vous appreniez l'Allemand, l'Anglais ou une autre langue étrangère: il est beaucoup plus facile de comprendre un texte écrit que le même texte lu par une personne de langue maternelle. Si on lit le texte avec un fort accent français, c'est-à-dire le prononcer comme du français, on comprend presque aussi bien que si on le lisait nous-même?
Donc, si je résume, il me semble que la différence la plus significative entre le Suisse-Allemand et l'Allemand c'est la prononciation, et du même coup, la principale raison pour laquelle un Romand ayant appris l'Allemand ne comprend pas le Suisse-Allemand, c'est parce que la prononciation du Suisse-Allemand est tellement différente (pour lui) de la prononciation allemande qu'il a appris à l'école. J'en conclu que si on apprenait à lire l'Allemand à l'école avec une prononciation Suisse-Allemande, et que les leçons soient également prononcées de cette manière, alors il y aurait une différence beaucoup plus petite entre ce que les Romands apprennent à l'école et ce que les Suisse-Allemands parlent.
Exemples de règles de lectures:
• "au" se prononcerait comme "uu": Haus -> Huus, auf -> uuf, aus -> uus
• "ei" se prononcerait comme "ii": eis -> iis, wein -> wiin
• b d et g se prononceraient comme p t et k
• r se roule
• k se casse (k -> kch)
• ?
D'autres règles peuvent être dérivée de
http://de.wikipedia.org/wiki/Schweizerdeutsch#Merkmale
Peut-être existe-t-il déjà des études linguistiques / pédagogiques à ce propos...?
Pour finir, je voudrais préciser que du haut Allemand prononcé comme du suisse-allemand n'est bien sûr pas du Suisse-Allemand. Il ne s'agit pas de créer un Suisse-Allemand standard, ou de réduire le suisse-allemand à un accent, mais juste d'enseigner aux Romands une prononciation du haut Allemand qui leur permette de comprendre avec moins d'efforts le Suisse-Allemand; ou de l'apprendre plus rapidement.
Qu'en pensez-vous?
pourquoi devrait-il faire leurs propres émissions dans une autre langue que leur langue maternelle ???
Pour les quelques romands qui regardent leurs émissions ? il doit y en avoir très très peu sauf ceux qui, comme vous, se mettent à apprendre le suisse allemand. Et les allemands résidant en suisse allemande ? Ils regardent leur propres chaînes allemandes je pense, tout comme les français regardent les chaînes françaises et les italiens regardent les leurs.
C'est en Romandie qu'on m'a fait savoir que ma langue maternelle est le suisse-allemand et non pas l'allemand. Pour moi, c'était la même langue; le dialect suisse-allemand était parlé, le Hochdeutsch était la forme écrite, mais également parlée, dans plusieurs circonstances, p.ex. avec les étrangers.
Quand le Suisse Allémanique vous demandera: "verstehen Sie Mund Art?".Si oui, desuite il continuera en "Mund Art".(Schweizer Deutsch). Celà montre qu'ils se sent plus à laise en parlant la langue de son terroir.
L'aargovien, si il est aargovien. Pas celui de Zurich
(surtout pas) ni de Bâle.
Très intéressante émission. Non pas pour le contenu mais pour la mise à jour qu?elle a permis de découvrir. Deux personnes sur le plateau gênées par le suisse-allemand, deux personnes notoirement connues pour être pro-européennes? est-ce un hasard ?
Mr Hodgers, qui sous ses airs « mielleux » et « pseudo-consensuels » commet les dernières injures, summa iniuria. Interpeller publiquement Mr Auer, professeur, sommité du droit constitutionnel en Suisse en lui disant « Vous connaissez la loi ? », il fallait oser? Des générations d?étudiants en Droit ont dû manquer de s?étouffer? Quelle incroyable et prétentieuse arrogance.
Mr Hodgers ne connaît rien à la culture profonde de la Suisse, il a d?ailleurs reconnu avoir découvert la suisse-allemande lors de son élection à Berne. Mais il vient aujourd?hui nous expliquer ce qui serait bien pour ce pays. Aucune pudeur, aucune décence, aucune réserve et aucune retenue. Ces qualités que nos parents nous ont apprises depuis l?enfance et qui sont une des conditions culturelles de notre cohésion nationale. Agir avec retenue et réserve pour d?abord respecter l?autre. La différence de comportement entre Mr Hodgers et Mr Auer a d?ailleurs été parfaitement flagrante, Mr Auer dans sa réserve et sa gentillesse a quasiment été empêché de parler? Nous n?avons pas pu entendre ce qu?il avait à nous dire.
Et puis quelle stupidité, remettre en question la langue affective qui réunit beaucoup d?entre nous à nos mères et à nos grands-mères. Il fallait le faire. Mr Hodgers sait-il qu?à Genève, à vue de nez, même s?ils ne parlent pas le suisse-allemand, environ 1/3 des Suisses ont des noms de famille d?origine suisse-allemande ? Sait-il que par le jeu des alliances et des générations, des migrations internes, nous avons presque tous des membres de nos familles de l?autres côté de la Sarine ?
Et puis quelle hypocrisie, quelle duplicité. Sous couvert d?un soi-disant problème de cohésion nationale due aux différences de langage, ce que ne dit pas Mr Hodgers c?est que ce qui le gêne profondément c?est le repli identitaire que constitue le renouveau du suisse-allemand. Ce qui gêne Mr Hodgers c?est que cette langue interne à la Suisse se forme comme une protection et une barrière contre l?immigration qu?il appelle de ses v?ux. Mr Hodgers n?aime pas cette réalité affective de la Suisse qui s?oppose à ses projets et à ses ambitions politiques.
Parce qu?il faut tout de même voir quels sont les combats politiques de Mr Hodgers. Mr Hodgers veut supprimer le découpage des petits cantons en Suisse, parce qu?il sait que le nombre de petits cantons en Suisse centrale est ce qui l?empêchera d?obtenir la majorité des voix des cantons lors d?un vote sur l?adhésion européenne. Il sait que pour entrer dans l?UE il faut réunir dans ce pays la double majorité du peuple mais aussi des cantons. Pour atteindre ses ambitions Mr Hodgers s?attaque aux fondements même de notre réalité politique et culturelle. D?abord on essaie d?effacer de la carte politique les petits cantons qui gênent, et comme cela ne marche pas on s?en prend ensuite à leurs idiomes culturels et à leurs dialectes dans l?idée que le jour où ces petits cantons n?auront plus d?identité particulière ils disparaîtront d?eux-mêmes de la carte politique.
Mr Hodgers n?a aucune décence, aucune réserve, aucune retenue, aucun sens de la nuance. Il s?étonne aujourd?hui qu?on lui tombe dessus, sait-il qu?il est en train de s?en prendre à notre histoire et à nos racines ? Mr Hodgers n?a pas compris la réalité culturelle et politique de notre pays. Mais il nous donne des leçons. Il n?a aucune pudeur. Aucune décence.
Et que dire de Mme Renata Libal, qui se réjouit que l?on trouve de plus en plus d?allemands parmi les cadres de l?industrie des médias en Suisse-allemande ? Cela lui permet enfin de parler le bon allemand? Ses collègues journalistes qui sont au chômage apprécieront?
Deux personnes dans ce débat, Mr Hodgers qui déplore le renouveau du suisse-allemand, Mme Libal qui se réjouit de la progression du nombre de cadres allemands en Suisse. Deux personnes connues pour être pro-européennes. Ce n?est pas du tout un hasard.
Quand donc les Suisses en auront-ils assez d?être manipulé ?
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