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Débat du 8 mai 2007 à 22:30

Les minarets de la discorde

LEFT
RIGHT
  • Invités principaux: Tariq Ramadan, professeur d'islamologie à Oxford, et Maximilien Bernhard, président de l'Union démocratique fédérale [07:02 min.]
  • Les minarets de la discorde [1:00:38 min.]
  • Eric Bonjour, député UDC/VD [01:45 min.]
  • Témoignage de Hedia Renggli, suissesse musulmane [04:44 min.]
  • Sujet minarets en Suisse alémanique [04:38 min.]
  • Erwin Tanner, secrétaire du groupe "Islam" de la Conférence des évêques suisses - Christian Waber, conseiller national UDF/BE - Hafid Ouardiri, ancien porte-parole mosquée de Genève - Discussion générale [22:55 min.]
  • L'Islam est-il une secte ? Tariq Ramadan - Discussion générale [15:51 min.]
  • Conclusion [03:36 min.]

"Pas de ça chez nous!" Des représentants de l’UDC et de l’UDF (Union démocratique fédérale) viennent de lancer une initiative exigeant l’interdiction de construire des minarets et l’inscription de cette interdiction dans la Constitution. Pour une frange de la droite nationaliste suisse, un minaret dans le paysage c’est une provocation inacceptable.

Ulrich Schlüer, conseiller national UDC zurichois à l’origine de l’initiative, voit dans le minaret le symbole de la "menace islamiste". Pour lui, comme les minarets ne sont pas mentionnés dans le Coran, autant s’en passer. Les initiants veulent ainsi contrecarrer "les tentatives de milieux islamistes d'imposer en Suisse un système légal fondé sur la charia".

Interdire les minarets: une initiative anti-constitutionnelle qui insulte la liberté religieuse? Une manière de surfer sur la peur de l'étranger? La porte ouverte aux amalgames, au racisme qui nourrit des préjugés envers l'Islam? Quelle différence entre un clocher et un minaret? Ne s'agit-il pas simplement de deux mêmes façons, pour des croyants, de s’adresser à Dieu? Au fond, qui est-ce que cela dérange et pourquoi?

La querelle des minarets révèle-t-elle un problème profond avec les musulmans de Suisse ou avec une certaine image que l'on se fait de l'Islam?

Autant de questions que pose Infrarouge. Pour en débattre, Massimo Lorenzi a invité (liste provisoire):

  • Tariq Ramadan, philosophe, professeur d'islamologie à l'université d'Oxford
  • Maximilien Bernhard, président de UDF Vaud, (Union démocratique fédérale) et secrétaire romand de l’UDF
  • Christian Waber, conseiller national UDF, Berne
  • Hafid Ouardiri, ancien porte-parole de la mosquée de Genève
  • Eric Bonjour, député UDC, VD
  • Erwin Tanner, secrétaire du groupe "Islam" à la Conférence des évêques suisses CES

Comité d'initiative contre la construction de minarets

L'initiative sur le site de la Confédération

Communiqué de la Conférence des évêques suisses

Association suisse pour la laïcité ASL

Ligue des Musulmans de Suisse

Groupe de Recherche sur l'Islam en Suisse GRIS

Le dossier de swissinfo

L'interdiction des minarets sur tsrinfo.ch

anonymous icon Minarets: Mea culpa sincère pour un mensonge Sami Aldeeb, 10 messages Le 2 décembre 2009 à 15:47


Je crois personnellement que le meilleur moyen pour vivre en paix est d'être véridique et de reconnaître ses propres erreurs, de part et d'autre.

J'estime que le Conseil fédéral, le Parlement, la Commission fédérale contre le racisme et les Églises suisses nous ont trompés en affirmant que l'initiative contre les minarets viole la liberté religieuse. Il est donc temps de dire qu'ils ont menti et qu'ils sont responsables des conséquences de ce mensonge... qu'il faut maintenant savoir gérer avec intelligence.

Le peuple a voté. Ce vote n'est pas contre les musulmans qui pratiquent librement leur religion dans ce beau pays. Ce vote est contre les minarets et ce qu'ils cachent. Les minarets ne sont nullement nécessaires pour la pratique du culte musulman. D'ailleurs les premiers minarets en Islam ont été construits 10, voire 20 ans après la mort de Mahomet, et la belle Mosquée avec le dôme doré de Jérusalem n'a pas de minaret.

J'attends donc un mea culpa sincère de la part du Conseil fédéral, du Parlement, de la Commission fédérale contre le racisme et des Églises suisses pour leur mensonge. Est-ce trop demander?

avatar de Scipion Intervention Scipion, 2688 messages Le 3 juillet 2007 à 12:48

Intéressant témoignage d'un ex-musulman, sur AgoraVox :

"Les ex musulmans sont tous formels, leurs témoignages sont unanimes avec le mien, dés notre tendre enfance l'islam qu'on nous a appris ce résume à ça:

"1) Haïr le juif en particulier et l'occidental et le non-musulman en général.

"2) Aimer le pan-arabisme et le pouvoir, donc mépriser les musulmans non arabes (les noirs, les jaunes, etc...).

"3) Aimer la ruse et la mâle vigueur, donc ruser avec les faibles (femmes, non-arabes, non-musulmans) pour ne recourir à la force qu'en dernier recours.

"Les ex musulmans voient leurs témoignages véridiques disqualifiés par les islamistes et leurs alliés (souvent de gauche parfois de droite).

"Voyez sur Agoravox, où après que je donne un témoignage vécu, des bien pensants hypocrites me disent que comme je n'ai pas lu le dernier livre de "Martin Dupont" sur l'islam, je ne puis parler de l'islam en connaissance de cause.

"Ces mêmes hypocrites qui ne connaissent rien d'autre que les reportages de ARTE de l'islam, me disqualifient moi né musulman, fils, petit fils, arrière petit fils de musulman."

Source : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26479

Je m'en voudrais d'affaiblir avec un commentaire...

Intervention niqqui..., 283 messages Le 21 mai 2007 à 16:41

""Les religions n'ont jamais aucun rapport avec les pouvoirs qu'elles ont toujours soutenus, sinon fondés. Mahomet est innocent des djihads, les Evangiles ne sont pour rien dans l'Inquisition, saint Dominique brûle les Albigeois sans le faire exprès. Calvin supplicie Servet par distraction, le culte orthodoxe n'est pas responsable des tsars dont il baise les pieds, les Hindous n'ont rien à voir avec les castes, la misère, les vaches sacrées et les famines : les yeux dévotement tournés vers le soleil, comment ces hommes remplis d'amour pourraient-ils rendre compte des cadavres que bouscule leur sandale ? Le texte brahmanique des "Lois de Manou, qui sanctionne le système social le plus abject que l'Histoire ait jamais enregistré, est contemporain de la plus "haute mystique indienne. Les sages qui ont eu des contacts multiples avec Siva, Krishna et Vichnou n'en ont tiré qu'une certitude supplémentaire quant à l'excellence d'une organisation politique qui condamnait les "Tschandâlas à la même existence bestiale que les ilotes spartiates la hiérarchie des castes n'étant qu'un reflet de celle des âmes. La mystique médiévale atteint son sommet dans un monde où grésillent les bûchers des sorcières. La condition des serfs n'intéresse pas les Conciles que passionne la hiérarchie des anges. Les grands poèmes du soufisme s'élèvent au-dessus d'un univers de sérails, de castrations, d'empalements, de meurtres et de vols légaux que les âmes pieuses ont dédaigné de voir. Le monde est vanité ; que Dieu ait créé cette vanité est un mystère.""

J'ajoute que vous prenez pour exemple les passages les plus cruels du Coran, mais que vous oubliez que l'Ancien Testament n'est fait que de récits de souffrances, de vengeances, de meutres, de trahisons, de suplices, de tortures, d'assassinats !
L'un des plus monstrueux étant le sacrifice d'Abraham qui est d'ailleurs présent dans les 3 religions : chrétienne, juive et musulmane... de quoi faire réfléchir très longuement !!

ggdiagne@hotmail.com

anonymous icon Intervention Milton, 6361 messages Le 8 août 2007 à 20:56

Ariel Sharon : L'impossible héritage

DOCUMENT   Il n'a jamais été question d'Etat démocratique

En 1993, Ariel Sharon exposait avec beaucoup de franchise sa vision politique du sionisme. Un document exceptionnel.

Nos grands-parents et nos parents ne sont pas venus ici [en Israël] pour bâtir une démocratie. Tant mieux si elle est préservée, mais ils sont venus ici pour créer un Etat juif. L'existence d'Israël n'est vraiment menacée que par ceux qui, parmi les Israéliens, ne jurent que par la démocratie et la paix, au risque de saper les fondements de notre Etat juif démocratique et d'ouvrir la voie à la dictature criminelle d'un Etat palestinien dirigé par l'OLP. A plusieurs reprises, la déclaration d'indépendance définit clairement la nature de l'Etat créé en 1948. Nous proclamons la création d'un Etat juif en Palestine [...], un Etat juif qui aura pour nom Israël. Il n'est jamais question d'Etat démocratique ou d'Etat sioniste, mais seulement d'Etat juif, c'est-à-dire de religion juive. Le sionisme n'a jamais prôné la démocratie, mais la création en Palestine d'un Etat juif appartenant à tout le peuple juif et à lui seul. C'est pourquoi tout Juif de la Diaspora a le droit d'immigrer en Israël et d'en devenir citoyen.
Cette contradiction entre le retour à Sion et les fondements de la démocratie est connue depuis longtemps. Aux yeux des Arabes et de leurs alliés, il n'est évidemment pas démocratique d'offrir un pays à des millions d'étrangers contre la volonté de ses autochtones. Imposé par la force par des étrangers qui y ont émigré illégalement, cet Etat est entré en guerre contre les autochtones, a conquis leurs villes et les a encouragés à partir, quand il ne les a tout simplement pas exilés.
La loi du retour accorde automatiquement la citoyenneté israélienne à tout Juif (jusqu'à la quatrième génération) né à l'étranger. Or ce droit au retour est dans le même temps refusé aux anciens habitants de ce pays [les Palestiniens] (et à leurs descendants), qui, lors de la guerre de 1948 (de leur point de vue, une guerre de défense contre un envahisseur usurpateur), se sont enfuis ou ont été contraints de fuir leurs foyers et leurs terres.
Dès l'origine, le sionisme n'a pu agir qu'en opposition aux principes démocratiques. Dès les débuts de la déclaration Balfour [déclaration britannique de 1917 sur la création d'un foyer juif en Palestine] et du mandat britannique [1922-1948], les Arabes, qui représentaient alors 90 % de la population de Palestine, ont réclamé la constitution d'une Assemblée représentative qui statuerait démocratiquement (majoritairement) sur des questions aussi cruciales pour les autochtones que l'immigration juive. Le mouvement sioniste s'est aussitôt mobilisé pour faire échec à cette revendication. Le Livre blanc de 1940 [prise de position britannique imposant de sévères restrictions à l'immigration juive en Palestine] condamnait à mort l'entreprise sioniste, et son application ne fut évitée que par l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Pourtant, ce texte était éminemment démocratique. Le gouvernement britannique avait décidé que la volonté et les intérêts vitaux de la communauté arabe devaient être respectés, étant donné qu'elle représentait alors la majorité absolue de la population de Palestine. Cela n'a pas empêché la communauté juive et le mouvement sioniste de partir en guerre contre un texte parfaitement légal. En novembre 1947, la décision de l'ONU de partager la Palestine a été prise en contradiction flagrante avec la volonté des Arabes palestiniens, qui constituaient encore l'écrasante majorité de la population. A des Juifs qui ne formaient que le tiers de la population les Nations unies allouaient 55 % du territoire. Le sionisme et la communauté internationale ont ainsi agi en violation des principes démocratiques, tout en en respectant l'esprit et en appuyant le principe du droit historique du peuple juif sur la terre des Patriarches. Cela signifie permettre la poursuite de l'immigration de millions de Juifs en Israël et la colonisation du pays dans sa totalité.
Depuis toujours, les Arabes d'Israël-Palestine estiment avoir un droit légitime sur ce pays. Parmi eux, les modérés sont peut-être prêts à reconnaître des droits aux Juifs, mais seulement s'ils sont subordonnés à ceux des Arabes. A leurs yeux, l'idéal sioniste d'immigration et de souveraineté juives est une agression criminelle qui doit être contrecarrée afin de permettre aux propriétaires légitimes d'exercer leur souveraineté, au besoin en n'y tolérant qu'une présence juive minime. La Charte de l'OLP [abrogée en 1999] appelle à liquider non seulement l'Etat juif, mais aussi le peuple juif. Elle exprime l'opinion de la majorité des Palestiniens, dont de nombreux citoyens arabes d'Israël. L'allégeance de la majorité des Arabes d'Israël, de leurs hommes politiques et de leurs députés ne va pas à Israël, mais à l'intérêt des Arabes palestiniens. Cela ne découle pas d'une haine d'Israël ou d'une volonté irrationnelle de le détruire, mais d'une simple prise en compte d'un devoir national élémentaire. Est-ce que les Palestiniens d'Israël sont prêts à vendre leur âme aux conspirateurs étrangers et à combattre sous le drapeau israélien pour la survie d'Israël comme Etat juif ?
Permettre aux députés arabes israéliens de décider du sort d'Israël est une illusion dangereuse. Des questions aussi cruciales qu'un retrait du Golan ou l'instauration d'une autonomie palestinienne en Judée-Samarie (c'est-à-dire un second Etat arabe palestinien après la Jordanie) sont du seul ressort des Juifs, pas des Arabes israéliens. Une application aveugle des principes démocratiques revient à donner raison au nationalisme palestinien. C'est le contraire de la démocratie, c'est un suicide national, un couteau entre les mains de ceux qui, s'ils respectent les intérêts de leur peuple, ne peuvent que devenir nos futurs bourreaux. Nos leaders - Zeev Jabotinsky, Ben Gourion, Golda Meïr et Yigal Allon - ne nous ont pas donné ce droit.

Ariel Sharon dans Yediot Aharonot (trad.: Courrier international)

http://www.courrierint.com/article.asp?obj_id=58966

anonymous icon Intervention Milton, 6361 messages Le 8 août 2007 à 20:35

Avraham Burg : Israël a le choix entre la foi et l'effroi

Dans son dernier essai, "Vaincre Hitler", l'ancien président de la Knesset Avraham Burg attaque de front le sionisme et compare Israël à l'Allemagne d'avant 1933. L'entretien qu'il a accordé à «Ha'Aretz» a suscité des milliers de réactions, souvent indignées.

Ari Shavit, Ha'Aretz (traduction: Courrier International)
http://www.courrierint.com/article.asp?obj_id=76378

Monsieur Burg, j'ai lu votre nouvel essai, Lenatzea'h èt Hitler [Vaincre Hitler] • , qui vous inscrit en rupture avec le sionisme. Etes-vous encore sioniste?
AVRAHAM BURG: Je suis un être humain, un Juif et un Israélien. Le sionisme a été le vecteur pour passer de l'état de Juif à celui d'Israélien. Il me semble que c'était Ben Gourion [fondateur de l'Etat d'Israël] qui déclarait que le mouvement sioniste était un échafaudage nécessaire pour construire notre foyer national et qu'il fallait le démonter aussitôt après avoir construit notre Etat.

Donc, vous n'êtes plus sioniste?
Tout notre XXe siècle a été marqué par le premier Congrès sioniste [de 1897, à Bâle] et la victoire du sionisme [politique] de Theodor Herzl sur le sionisme [spirituel] d'Ahad Ha'Am [de son vrai nom Asher Hirsch Ginsberg, fondateur des Amants de Sion et pionnier de la renaissance littéraire hébraïque en Ukraine]. Le XXIe siècle devrait être celui d'Ahad Ha'Am.

Le sionisme, c'est la foi en la création et la consolidation d'un Etat national juif et démocratique. Avez-vous perdu cette foi?
Dans sa définition actuelle, je ne partage plus cette foi. Pour moi, l'Etat d'Israël ne peut être qu'un moyen, pas une fin, car il est indifférent aux aspirations spirituelles et mystiques exprimées par la religion juive. En outre, faire de cet Etat l'instrument de notre rédemption collective, tout en nous acharnant à le définir comme démocratique, ce n'est pas seulement impossible, c'est de la dynamite.

Faut-il amender la loi du Retour?
Le tort de cette loi, c'est d'être le reflet de la doctrine d'Hitler [la loi du Retour octroie la citoyenneté israélienne à toute personne née dans la diaspora et considérée comme juive selon la tradition religieuse orthodoxe, une définition reprise littéralement par les lois de Nuremberg]. Et je refuse de voir mon identité définie par Hitler. Nous devons vaincre Hitler.

Vous écrivez que si le sionisme n'est qu'une idéologie catastrophiste, alors vous n'êtes pas seulement postsioniste mais antisioniste. Vous savez pertinemment que, depuis les années 1940, la dimension catastrophiste est inséparable du sionisme. Donc, vous êtes antisioniste.
Ce qu'Ahad Ha'Am reprochait à Theodor Herzl, c'était de fonder le sionisme sur le seul antisémitisme des gentils [non-Juifs]. Ahad Ha'Am voulait faire d'Israël un centre spirituel fondé sur nos ressources spirituelles. Son heure est venue. Le sionisme de confrontation vit ses dernières heures. Notre sionisme de confrontation contre le monde entier est en passe de nous mener au désastre.

Au-delà de vos positions sur le sionisme, c'est tout votre livre qui respire l'anti-israélisme.
Enfant, j'étais un Juif - dans l'acception populaire, israélienne et dénigrante du terme - un yehudon, un "petit Juif". J'avais été scolarisé dans un heder [école religieuse]. Ensuite, toute ma vie, j'ai été un Israélien, par la langue, les symboles, les goûts, les senteurs, les lieux, tout. Mais, aujourd'hui, ça ne me suffit plus. Je suis davantage qu'un Israélien. La dimension israélienne de mon identité me coupe de mes deux autres dimensions, l'humaine et la juive.

Ce qui vous permet de prononcer des paroles terribles à notre encontre.
Mon livre est un livre d'amour, et l'amour peut blesser. Je vois mon amour se faner sous mes yeux. Je vois ma société et mon pays se détruire.

Comment pouvez-vous parler d'amour quand vous écrivez que les Israéliens ne comprennent que la force ? Si quelqu'un disait que les Arabes ou les Turkmènes ne comprennent que la force, il serait traité de raciste. Et à juste titre. Vous dites aussi qu'Israël est un ghetto sioniste, un endroit violent qui n'a confiance qu'en lui-même.
Regardez ce qui s'est passé avec le Liban [la guerre de juillet 2006]. Tout le monde a dû convenir que la force n'était pas une solution. Que disons-nous quand il s'agit de Gaza ? Que nous allons leur rentrer dedans, les éliminer. Nous n'apprenons rien. Cette violence n'irrigue pas seulement les rapports entre nos deux nations [israélienne et palestinienne], mais entre tous les individus. Il suffit d'entendre un simple échange verbal dans la rue entre des Israéliens ou d'écouter les femmes battues pour prendre la mesure de la violence qui nous empoisonne. Regardons-nous dans un miroir.

Pour vous, notre problème, ce n'est pas seulement l'occupation, mais un Israël qui serait le fruit d'une abominable mutation?
L'occupation n'intervient que peu dans le fait qu'Israël est une société effrayée. Pour comprendre pourquoi nous sommes obsédés par la force et éradiquer cette obsession, il faut traiter nos peurs. Notre effroi suprême, notre effroi originel, ce sont les 6 millions de Juifs mis à mort durant la Shoah.

C'est la thèse de votre essai. Nous sommes des mutilés mentaux. Notre culture de la force est le fruit du dommage psychologique infligé par Hitler. Mais, ce faisant, vous semblez croire que nous vivons en Islande et que nous nous imaginons encerclés par des nazis qui ont disparu il y a soixante ans. Or nous sommes bel et bien encerclés. Nous sommes l'un des pays les plus menacés au monde.
En Israël, aujourd'hui, le vrai clivage est celui qui oppose ceux qui vivent dans la foi à ceux qui vivent dans l'effroi. La grande victoire de la droite dans la conquête de l'âme israélienne, c'est de lui avoir instillé la paranoïa absolue. Je ne nie pas nos problèmes. Mais tout ennemi est-il synonyme d'Auschwitz? Le Hamas est-il une plaie divine?

Vous êtes paternaliste et dédaigneux. Vous ne témoignez d'aucune empathie pour les Israéliens. Traiter chaque Juif israélien de paranoïaque, c'est un cliché. Il arrive que des paranoïaques soient réellement persécutés. [Le président iranien] Ahmadinejad n'est certes pas Hitler. Mais, quand il dit que nos jours sont comptés, ses menaces sont réelles. Ce monde réel, vous l'ignorez avec superbe.
La question est de savoir si Israël est aujourd'hui fondé sur la foi ou sur l'effroi. Il me semble qu'Israël est arc-bouté sur ses traumatismes. Ne serions-nous pas mieux à même d'affronter le défi iranien si nous avions davantage foi dans le monde qui nous entoure et dans la possibilité de bâtir des alliances ? Au lieu de quoi, nous disons haut et fort que nous n'avons aucune confiance en un monde qui nous abandonnera le moment venu.

A vous lire, nous ne sommes pas seulement victimes des nazis, mais nous sommes presque des judéo-nazis. Certes, vous êtes prudent mais vous écrivez qu'Israël en est au stade de l'Allemagne avant l'arrivée des nazis...
Au départ, mon essai devait s'appeler "Hitler nitza'h" [Hitler a vaincu]. Mais, à mesure que j'écrivais, je me suis rendu compte que rien n'était jamais perdu. Et j'ai découvert en mon père le représentant de ce judaïsme allemand qui était à la pointe de son époque. Je suis un optimiste, et mon livre se conclut sur une note positive.

Votre conclusion est peut-être optimiste, mais votre livre ne cesse de bâtir une analogie entre l'Allemagne et Israël. Sur quelles bases?
Je ne fais pas de la science exacte, mais cette analogie se fonde sur quelques éléments : un sentiment profond d'humiliation nationale, la conviction que le monde entier nous rejette et la centralité du militarisme dans notre identité. Voyez le rôle de tous ces officiers de réserve dans notre société. Voyez le nombre de civils armés dans nos rues. Voyez ce cri qui ne choque plus personne : "Aravim ha'hutza !" [Les Arabes dehors!]

Vous craignez une régression fasciste en Israël ? Pour vous, les slogans graffités sur les murs de Jérusalem sont identiques à ceux qui s'affichaient sur les murs de Berlin dans les années 1930?
Je pense que cette régression est déjà à l'?uvre. Nous ne combattons pas ces slogans avec assez de force. J'écoute ce qui se dit à Sderot [ville ciblée par les roquettes du Hamas] : "Nous allons les détruire. Nous allons détruire leurs villes. Nous allons les expulser. Nous allons les anéantir." Notre gouvernement ne compte-t-il pas en son sein un parti qui prône le transfert [des Palestiniens vers la Jordanie] ? Ces dernières années, nous avons franchi tant de lignes rouges que je suis en droit de me demander lesquelles nous franchirons demain.

Dans votre livre, vous écrivez : "J'appréhende fortement ce moment où la Knesset interdira les rapports sexuels avec les Arabes ou adoptera des mesures interdisant aux Arabes d'employer des nettoyeuses ou des ouvriers juifs, comme dans les lois de Nuremberg." N'y allez-vous pas un peu fort ?
Quand j'étais président de la Knesset, j'ai pu discuter avec des gens de tous bords. J'ai entendu des pacifistes me dire qu'ils étaient pour la paix parce qu'ils haïssaient les Arabes et ne voulaient plus les voir. J'ai entendu des élus de droite parler le langage de Meir Kahane [leader d'extrême droite assassiné à New York en 1990]. Le kahanisme siège déjà à la Knesset. Le parti de Kahane a beau être interdit [depuis 1986, pour apologie de la haine raciale], ses idées sont défendues par 10 %, 15 %, voire 20 % des députés juifs.

Je vais être franc avec vous. Nous, Israéliens, avons de sérieux problèmes éthiques. Mais la comparaison avec l'Allemagne nazie n'est pas fondée. Certes, la place de l'armée dans nos vies et dans notre politique pose problème. Mais comparer Israël à une sorte de Sparte prussienne ne vivant que par et pour le glaive, c'est un déni de réalité.
Ce n'est pas par hasard que je fais des comparaisons avec l'Allemagne. La conviction que nous sommes obligés de vivre par le glaive vient de notre expérience de l'Allemagne. Ce qu'ils nous ont infligé pendant douze ans exige que nous ayons un glaive effilé et qui résiste à l'épreuve du temps. C'est le pourquoi de la Clôture [le mur]. La clôture de séparation est une clôture contre notre paranoïa. Et elle est le fruit de mon milieu politique. C'est Haïm Ramon [ancien travailliste et actuel centriste] qui l'a théorisée. Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'il suffit de la dresser pour que notre problème soit résolu parce que nous ne les voyons plus ? Cette muraille veut aussi représenter physiquement les confins de l'Europe, un peu comme le limes romain était censé séparer la civilisation latine des Barbares. C'est pathétique. Ce n'est pas seulement un acte de divorce, c'est aussi un acte de xénophobie. Tout ça au moment où l'Europe et le reste du monde semblent enfin intégrer les enseignements universels de la Shoah dans le corpus juridique international.

Vous êtes un européiste acharné. Vous vivez à Nataf [un village israélien frontalier de la Cisjordanie], mais votre esprit est à Bruxelles. Vous êtes le prophète de Bruxelles.
Absolument. Pour moi, la construction de l'Union européenne, c'est l'utopie biblique dans sa quintessence. Je ne sais pas combien de temps cela tiendra, mais l'idée est incroyablement juive.

Votre fascination pour l'Europe ne semble pas le fruit du hasard. On sent qu'Avraham Burg tourne le dos à son identité de sabra [juif né en Israël] et adhère à un romantisme typiquement yekke [juif allemand, terme yiddish péjoratif], celui de votre père. Pour vous, l'Israël sioniste n'est que vulgarité par rapport au judaïsme allemand. Or ce siècle d'or du judaïsme allemand s'est terminé à Auschwitz. Votre romantisme de yekke est séduisant mais illusoire.
Mon romantisme n'est pas davantage illusoire que votre romantisme d'Israélien.

Mon identité israélienne n'a rien de romantique. Elle est de l'ordre de la nécessité, que vous méprisez. Vous croyez pouvoir passer de Dresde à Manhattan sans avoir à faire l'expérience cruelle du destin juif israélien.
Nous avons du mal à le reconnaître, mais c'est hors des frontières [bibliques] que la tribu de Juda est devenue le peuple juif. La Torah est un produit de l'exil. Comme le judaïsme allemand, le judaïsme américain a produit une culture étonnante, dans laquelle le gentil peut être mon père, ma mère, mon fils ou mon partenaire.

Affectivement, vous vous accrochez au modèle du judaïsme allemand et du judaïsme américain. Ainsi, l'option sioniste ne peut que vous paraître grossière et spirituellement indigente.
Oui, c'est exact, Israël n'est pas particulièrement excitant. Vous avez du mal à admettre qu'Israël va droit dans le mur. Demandez à vos proches s'ils sont certains que leurs enfants vivront encore longtemps ici. Combien vous répondront oui ? Pas plus de la moitié. Les élites israéliennes sont d'ores et déjà en train de prendre congé de ce lieu. Or, sans élites, il n'y a pas de nation. On n'en parle pas encore dans les informations, mais nous sommes déjà morts. Ce n'est pas en Israël mais aux Etats-Unis que l'on trouve une littérature juive de valeur. Il n'y a personne à qui parler, ici. La communauté religieuse dont je suis issu m'est devenue étrangère. Et je ne fais pas davantage partie de la communauté laïque. Regardez-vous. Je vous parle et vous ne me comprenez pas. Vous êtes prisonnier de votre prisme nationaliste.

Ce n'est pas exact. Je connais la richesse du judaïsme dont vous vous revendiquez. Mais il n'empêche que la vision sioniste est correcte : sans Israël, il n'y a pas d'avenir pour une civilisation juive non orthodoxe.
Nos prières ne nous rappellent-elles pas que nous avons été exilés à cause de nos péchés ? Dans l'histoire juive, l'existence spirituelle est éternelle, tandis que l'existence politique est provisoire. Et l'Israélien n'est qu'un demi-Juif. Dans le judaïsme, il y a toujours eu des alternatives. L'erreur stratégique du sionisme a été de rayer ces alternatives. L'?uvre sioniste est bâtie sur de l'illusion. Pensez-vous sérieusement que Tel-Aviv va rester éternellement cette entité postsioniste éthérée ? Israël n'est qu'un corps sans âme.

N'y a-t-il pas une contradiction entre le purisme que vous affichez dans votre livre et ce qu'a été votre vie politique ?
C'est exact. Pendant un certain temps, je me suis menti à moi-même. Au départ de mon cheminement politique, j'avais l'énergie pour lutter pour le pays, la religion et la paix. J'étais une colombe dont les ailes étaient gonflées du souffle de [Yeshayahou] Leibowitz [philosophe religieux critique du sionisme]. Ce sont mes années d'honnêteté. Ensuite, je me suis transformé en mapaïnik [militant du Mapaï, l'ancêtre du Parti travailliste, un terme péjoratif évoquant le cynisme et la force].

Et maintenant que vous êtes dégagé des contingences politiques, vous renouez avec Leibowitz, qualifiez les liquidations ciblées de "crimes de guerre" et comparez l'occupation à un Anschluss israélien. Un Anschluss israélien ?
Que voulez-vous que je dise d'autre ? Serions-nous des humanistes ? Les Israéliens s'émeuvent d'autant moins qu'aucun dialogue ne pointe à l'horizon. Un Arabe de plus ou de moins, allez, qu'est-ce que ça peut faire ? Mais l'amoncellement de cadavres palestiniens va bientôt dépasser la muraille que nous érigeons pour ne pas les voir.

Vous vous revendiquez aussi de Gandhi. Pour vous, la bonne riposte à la Shoah, ce n'était pas Anjelewicz [commandant suicidé de l'insurrection du ghetto de Varsovie], mais Gandhi.
La non-violence, ce n'est pas être un pigeon. En ce sens, Gandhi était aussi juif que Yohanan ben Zakkaï [fondateur du judaïsme rabbinique consécutif à la destruction du Second Temple], qui, lors de la révolte contre Rome, a sauvé Yavneh et ses sages plutôt que Jérusalem et son Temple.

Et pour cela vous affirmez qu'Israël devrait se débarrasser de l'arme atomique ?
Bien entendu. Le jour où la bombe sera démantelée sera le plus important de l'histoire juive. Car nous serons parvenus à conclure avec la partie adverse un accord si bon que nous n'aurons plus besoin de la bombe. Ce doit être ça, notre ambition.

Intervention VousHadits?, 918 messages Le 7 août 2007 à 11:22

PETIT RETOUR SUR UNE AFFAIRE NEE EN SUISSE, AYANT FAIT L'OBJET D'UN LIVRE PAR UN JOURNALISTE DU "TEMPS"

En novembre 2001, lors d'une perquisition, des enquêteurs suisses découvrent le "Projet", une ambitieuse stratégie destinée à établir le règne de Dieu sur toute la terre.



Sylvain Besson - jeudi 6 octobre 2005 - © Le Temps, 2005



Est-il possible que le développement de l'islamisme dans le monde depuis vingt ans soit, au moins en partie, le produit d'une stratégie occulte, d'un plan délibéré de conquête du pouvoir? C'est la question politiquement incorrecte que pose l'étonnante découverte faite par des policiers suisses et italiens durant une perquisition menée près de Lugano, en novembre 2001.
Dans la villa de Youssef Nada, un banquier égyptien que les autorités américaines accusent d'avoir soutenu le terrorisme, les enquêteurs saisissent alors un document étonnant, demeuré secret depuis presque deux décennies: le "Projet", texte stratégique dont l'ambition suprême est d'établir le règne de Dieu partout dans le monde.
L'enquête criminelle ouverte contre Youssef Nada, qui dirigeait la banque islamique Al-Taqwa de Lugano depuis sa création en 1988, a été classée en mai dernier. Mais le financier arabe, qui a démenti tout lien avec le terrorisme, a reconnu avoir été durant des années l'un des principaux dirigeants de la branche internationale des Frères musulmans, l'un des plus importants groupes islamistes contemporains. Fondée en Egypte en 1928, l'organisation des Frères musulmans a donné naissance à un vaste "Mouvement islamique" inspiré par ses idées, qui représente aujourd'hui la principale force se réclamant de l'islamisme dans le monde.
Le Projet est un texte de 14 pages, daté de décembre 1982, qui s'ouvre par le passage suivant: "Ce rapport présente une vision globale d'une stratégie internationale pour la politique islamique. Selon ses lignes directrices, et en accord avec elles, les politiques islamiques locales sont élaborées dans les différentes régions".
Le document préconise d'étudier les centres de pouvoir locaux et mondiaux, et les possibilités de les placer sous influence, d'entrer en contact avec tout nouveau mouvement engagé dans le djihad où qu'il soit sur la planète, de créer des cellules du djihad en Palestine» et de «nourrir le sentiment de rancur à l'égard des juifs. Tout cela dans le but de coordonner le travail islamique dans une seule direction pour [...] consacrer le pouvoir de Dieu sur terre.
Les enquêteurs suisses qui ont étudié le dossier Al-Taqwa ont consacré plusieurs analyses au Projet et à ce qu'il représente. Un document confidentiel de la "Task Force" antiterroriste mise sur pied après les attentats du 11 septembre 2001 évoque ainsi un texte fondamental pour comprendre les buts à long terme des Frères [musulmans]: Intitulé Le Projet, ce document décrit par le menu la stratégie envisagée pour assurer une prise d'influence grandissante de la Confrérie sur le monde musulman. Il y est stipulé que les [Frères musulmans] ne doivent pas agir au nom de la Confrérie mais s'infiltrer dans les organismes existants. Ils ne peuvent ainsi être repérés puis neutralisés.
Un second rapport des enquêteurs suisses affirme que le Projet, et les autres documents découverts chez Youssef Nada, confirment le rôle joué par les Frères musulmans à la fois dans l'inspiration et dans le soutien, direct ou indirect, à l'islam radical dans le monde entier.
Dans cette optique, le Projet a pu jouer un rôle dans la création par les Frères musulmans et leurs héritiers d'un réseau d'institutions religieuses, éducatives et caritatives en Europe et aux Etats-Unis. Le Projet préconise en effet de construire des institutions sociales, économiques, scientifiques et médicales, et pénétrer le domaine des services sociaux pour être en contact avec le peuple. Dans ce but, il faut étudier les environnements politiques divers et les probabilités de réussite dans chaque pays. Un responsable occidental qui l'a étudié décrit le Projet comme une idéologie totalitaire d'infiltration qui représente, à terme, le plus grand danger pour les sociétés européennes. Le Projet, ce sera un danger dans dix ans, dit-il, on va voir émerger en Europe la revendication d'un système parallèle, la création de parlements musulmans, ce qui existe déjà en Grande-Bretagne... Commencera alors la lente destruction de nos institutions, de nos structures. Pour ce fonctionnaire, qui a demandé à ne pas être cité nommément, le Projet n'est pas un simple texte de réflexion, mais une "feuille de route" dont certains éléments ont été mis en uvre dans le monde réel: il préfigure notamment le début de la guérilla contre Israël dans les territoires palestiniens occupés, et le soutien apporté ces dernières années par les Frères musulmans à divers groupes islamistes armés, de la Bosnie aux Philippines.
La découverte du Projet soulève aussi beaucoup de questions qui, pour l'heure, demeurent sans réponse. L'identité de son auteur, par exemple, reste inconnue. Youssef Nada, le gardien du Projet durant près de vingt ans, a simplement dit aux enquêteurs suisses qu'il n'a pas écrit ce texte. Approché à de multiples reprises par Le Temps, il a fini par expliquer que le document a été rédigé par des chercheurs islamiques mais qu'il ne représente pas une position officielle des Frères musulmans. Je ne suis d'accord qu'avec 15 ou 20% de ce texte, affirme-t-il. Pourquoi, dans ce cas, l'avoir conservé chez lui? Je ne sais pas. J'aurais dû le jeter.



L'importance du Projet tient autant à son histoire, et celle des hommes qui l'environnent, qu'à son contenu. Ses origines intellectuelles remontent aux années 1960, lorsque le théoricien en che» des Frères musulmans, Saïd Ramadan (1), trouve refuge à Genève. En septembre 1964, son journal El Mouslimoun publie un texte appelant à lancer une guerre idéologique contre l'Occident. Il s'agissait alors de répondre à la création de l'Etat d'Israël, considérée par les islamistes comme un élément d'un vaste complot contre la religion musulmane et ses fidèles. C'est pourquoi nous sommes convaincus que ce plan idéologique élaboré doit être contré par un plan idéologique tout aussi élaboré, et qu'il faut répondre à ses attaques idéologiques, à sa guerre idéologique, par une guerre idéologique.
L'article fait explicitement référence au "Protocole des Sages de Sion", un document fabriqué par la police tsariste et qui décrit une conspiration juive pour dominer le monde. Bien qu'il s'agisse d'un faux, ce texte antisémite continue d'être pris au sérieux dans les milieux islamistes.
En août dernier, le Wall Street Journal révélait que le "Protocole" a été cité durant une récente séance du Conseil européen des fatwas et de la recherche (CEFR), un organisme destiné à conseiller les musulmans d'Europe dans leur vie quotidienne. Selon un participant à la réunion, le Protocole démontre l'existence d'un complot juif destiné à détruire les valeurs morales des familles musulmanes. On comprend qu'animés de telles idées, les islamistes aient voulu réagir en développant leur propre Projet.
Le maître à penser du Conseil des fatwas, Yousouf al-Qaradawi, était l'un des principaux actionnaires de la banque Al-Taqwa de Lugano. Il est sans doute le prédicateur islamiste le plus populaire d'Europe et du monde arabe, et certaines de ses idées s'inscrivent dans la droite ligne du Projet. Ainsi, dans un texte publié en 1990, il proposait de développer la présence du Mouvement islamique au sein des «groupes du djihad», afin d'éliminer toutes les influences étrangères des terres d'islam, du Maroc à l'Indonésie. Malgré ces ressemblances idéologiques évidentes, et les liens historiques de grands penseurs des Frères musulmans avec ce document, l'histoire récente de l'islamisme ne se résume pas au seul Projet. Et l'expansion de l'islam en Occident au cours des dernières décennies n'a été planifiée par personne: elle résulte de l'installation progressive d'immigrés musulmans en Europe et aux Etats-Unis. Mais les héritiers des Frères musulmans ont su profiter de cette évolution pour ouvrir un nouvel espace à leur action et à leurs idées. Leur objectif déclaré a toujours été de «protéger» les communautés musulmanes, selon l'expression du cheikh Qaradawi, du«tourbillon des idées matérialistes qui prévalent à l'Ouest. Loin de ce discours convenu, le Projet offre un témoignage important de ce que peuvent être les arrière-pensées et les objectifs cachés du Mouvement islamique, au moment où ce dernier tente de renforcer son emprise sur les communautés musulmanes d'Occident. Le "Projet" est publié pour la première fois dans le livre de Sylvain Besson, "La conquête de l'Occident", qui sera disponible en librairie dès le 7 octobre.

(1) père de Tareq Ramadan, devenu le conseiller de Tony Blair, pour les affaires musulmanes et gendre de Hassan el Banna, créateur de l'organisation des Frères Musulmans en Bgypte

http://www.nuitdorient.com/n2320.htm

avatar de LittleCH@Med Intervention LittleCH@Med, 542 messages Le 23 juillet 2007 à 9:50

Lundi 23/07/07,

Le verdict est tombe. Defaite cuissante aux elecetions Legislatives Turques du Parti Kemaliste de Mr. Baykal.(tout juste 20% de sieges, imaginez ce que cela represente en % de voix, 10-11 %)(Par logique electoral democratique cela veut dire que 9 Turque sur 10 ne considere plus Le kemalisme comme necessite prioritaire pour le bon fonctionement de leur societe. C'est enorme.)

Cette gifle reflete bien que la politique Des Generaux, garant du dogme de Mustafa Kemal, (dont la laicite imposee par la force et non pas par l'education) s'enfonce toujours plus dans l'impasse annees apres annees. (surtout si elle ne correspond qu'aux aspirations d'une minoritee tres nanti de la population).

Que vont faire les Generaux? Continuer leur mascarde de garant de la democratie est de la Republique (qui de plus en plus echappe a leur controle) ou fair la traditionelle intervention militaire pour brouiller un peu l'opinion publique (en 74 l'invasion de Chypre, apres l'execution sommaire du premier ministre Menderes, ou encore les sempiternelles provocations en mer egee avec la Grece. example avec l'affaire de la premiere ministre Ciler)

A chaque claque electorale, les generaux joue sur le coup de force. L'invasion du Nord de L'Irak aurait ete une opportunitee en or. Mais sans le soutient de L'oncle Sam, rien de tout ceci n'est possible. Dans le cas present, les USA ont ete tres clair a ce sujet la. "demerdez-vous"

Un coup d'etat dans les mois a venir, est plus qu'envisagable, malgres les affirmations negatives des Journalistes et des politoloques Turcs (Mehemet Ali Biran en perspective). Une telle chose ruinerait les perspective d'entree de la Turquie dans l'union Europeenne, ce qui pour la nomenclature Kemaliste et vitale. Si un jour la turquie devient europeenne, le kemalisme (donc l'armee en tout premier lieu) n'a plus raison d'etre puisqu'il aurait accomplit sa mission.( Fair de la Turquie un etat civiliser a l'image de L'europe).

PS: le 46% des sieges obtenu par L'AKP ne represent evidement pas la majoritee absoulu de l'opinion. Ceci comme vous le savez est du au systeme d'eligibilite qui impose a un parti un minimum de 10 % du corp electoral pour etre representez a l'assemblee. Se system a fait ses preuves pour avantager la nomenclature Kemaliste pendant des annes, mais surtout pour empecher tout representation possible du groupe parlementaire Kurde a l'assemble (encore une preuve evidente comme quoi le kemalisme et un dogme re-actionaire plus que progressiste, au niveau democratique)(les Kurdes represent presque 40 % de la population du pays). Il semblerait cependant que l'effet de cette politique serait plus un boomrang aujourd'hui pour les kemalistes.

anonymous icon Intervention Caractere, 675 messages Le 12 juillet 2007 à 16:18

mais, ben voyons, apologiste, c'est clair...

Intervention VousHadits?, 918 messages Le 5 juillet 2007 à 10:02

Un Article intéressant du Daily Sun, les paroles d'un jihadistes repentis sur les motivations profondes des réseaux islamistes en Occident:

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article_id=465570&in_page_id=1770

« J'étais un fanatique... je connais leurs manières de penser », déclare un ancien Islamiste radical. Hassan BUTT

Quand je faisais toujours partie de ce qui est probablement le mieux désigné comme étant le réseau britannique de Jihad - une série de groupes musulmans britanniques terroristes liés par une même idéologie simpliste - je me rappelle comment nous avions l'habitude de rire aux éclats chaque fois que des gens à la télé proclamaient que la seule cause des actes islamiques de terreur comme le 11 septembre, les attentats à la bombe de Madrid et le 7/7 était la politique étrangère occidentale.

En blâmant le gouvernement [et en le rendant responsable] de nos actions, ceux qui mettaient en avant les bombes de Blair faisaient notre travail de propagande à notre place. Plus important encore, ils nous ont également aidé à écarter au loin tout examen critique à propos du véritable moteur de notre violence : la théologie islamique.

Les récents attentats visant à provoquer des destructions massives à Londres et à Glasgow présentent tant de similitudes avec d'autres complots récents d'extrémistes d'islamistes britanniques qu'ils ont probablement été effectuées par mes anciens pairs. Et comme pour les attaques terroristes précédentes, les gens persistent à dire que la violence perpétrée par les musulmans est entièrement liée avec la politique étrangère.

Par exemple, ce samedi sur le programme du jour de Radio 4, le maire de Londres, Ken Livingstone, a déclaré : tout ce que nous avons pu recueillir au sujet des opinions des jeunes musulmans mécontents montre que la principale motivation est à rechercher non en Afghanistan, mais bien en Irak.

J'ai quitté le réseau britannique de Jihadistes en février 2006 lorsque j'ai réalisé que ses membres étaient simplement devenus des tueurs stupides. Mais si je combattais encore pour leur cause, je rirais à nouveau.

Mohammad Sidique Khan, le principal responsable des attentats à la bombe du 7 juillet, et moi-même étions tous les deux membres du réseau - je l'ai rencontré à deux occasions. Et bien que beaucoup d'extrémistes britanniques soient irrités par la mort de camarades musulmans à travers le monde, ce qui m'ont conduit, moi et beaucoup d'autres, à préparer des actes de terreur extrême en Grande-Bretagne et à l'étranger était l'idée que nous combattions pour la création d'un état islamique révolutionnaire au niveau mondial qui dispenserait la justice islamique.

Si ce qui nous intéressait, c'était la justice, vous pourriez vous demander, comment cette violence continue peut-elle servir de moyen de promouvoir un tel but utopique (et fallacieux) ? Comment les islamistes radicaux en arrivent-il à justifier une telle terreur au nom de leur religion ?

La place manque pour tout décrire en détail ici, mais la base des raisonnements extrémistes repose sur un modèle du monde dans lequel vous êtes soit un croyant, soit un infidèle.

A la différence de la théologie chrétienne, la théologie islamique formelle n'autorise pas la séparation entre l'état et de religion : ces deux notions sont considérées comme une seule et même chose . Depuis des siècles, les juristes de l'Islam ont théorisé les interactions entre le Dar al-Islam (la terre de l'Islam) et le Dar al-Kufr (la terre d'incroyance), et établi des règles qui couvrent presque chaque matière relevant du commerce, de la paix et de guerre.
Mais ce que les radicaux et extrémistes font, c'est de pousser ce raisonnement deux étapes plus loin. Leur première étape a été d'arguer du fait que, puisqu'il n'y a aucun état islamique pur, le monde entier doit être considéré comme Dar al-Kufr (terre de mécréance).

Étape deux : puisque l'Islam doit déclarer la guerre à l'incroyance, ils ont déclaré la guerre au monde entier.

Des prédicateurs radicaux pakistanais et britanniques m'ont enseigné, ainsi qu'à plusieurs de mes anciens collègues, que cette reclassification du globe comme terre de la guerre (Dar al-Harb) permet à n'importe quel musulman de détruire les cinq droits saints dont chaque humain bénéficie sous l'Islam : la vie, la richesse, la terre, l'esprit et la foi.

Dans le Dar al-Harb, tout est permis, y compris la trahison et la lâcheté d'attaquer des civils.

La notion de champ de bataille global a été une source de friction entre musulmans vivant en Grande-Bretagne. Depuis des décennies, les radicaux exploitent les tensions entre la théologie islamique et l'état séculaire moderne - typiquement en commençant le débat par la question suivante : est vous anglais ou musulman ?

Mais la principale raison pour laquelle les radicaux ont réussi à augmenter leur adhérents est que la plupart des établissements musulmans en Grande-Bretagne ne veulent pas parler de la théologie. Ils refusent d'aborder la difficile et complexe vérité que l'Islam pardonne la violence contre le non-croyant - et répètent à la place l'incantation que « l'Islam est paix » et espèrent ainsi évacuer toute discussion.

Ceci a laissé le champs libre aux radicaux pour affirmer leurs propres convictions. Je suis bien placé pour le savoir, car, en tant qu'ancien recruteur d'extrémistes, j'ai régulièrement rencontré de ceux qui avaient essayé de soulever ces questions avec des autorités dune mosquée, ils se voyaient tout simplement interdit d'aborder leurs raisons. Chaque fois que ceci se produisait, c'était comme une victoire morale et religieuse pour nous parce que ça servait d'agent de recrutement à l'extrémisme.
Chaque fois que ceci se produisait, c'était comme une victoire morale et religieuse pour nous parce que ça servait d'agent de recrutement à l'extrémisme.

Une poignée d'étudiants du Moyen-Orient ont essayé de remettre le radicalisme dans sa boîte en disant que les règles de la guerre conçues il y a tellement longtemps par les juristes islamiques l'ont toujours été avec, à l'esprit, l'existence d'un état islamique, un état qui serait censé régler le jihad d'une façon responsable d'un point de vue islamique.

En d'autres termes, les musulmans en tant qu'individus n'ont pas l'autorité voulue pour aller de l'avant en déclarant une guerre globale au nom de l'Islam..

Mais il y a un raisonnement bien plus fondamental qui m'a frappé comme étant bien plus efficace parce qu'il implique de reconnaître la réalité du monde : les musulmans ne vivent plus réellement dans le monde bipolaire du Moyen Age.

Le fait est que les musulmans en Grande-Bretagne sont des citoyens de ce pays. Nous ne sommes plus des migrants dans une terre d'incroyance. En ce qui concerne ma génération, nous sommes né ici, nous avons grandi ici, nous avons été éduqué ici, nous travaillons ici, et nous resterons ici.

Mais plus encore, des musulmans en Grande-Bretagne ont été autorisé, à une échelle historiquement sans précédent, à affirmer leur identité religieuse par l'habillement, la construction des mosquées, de cimetières et l'égalité légale des droits.

Cependant, il ne suffit pas que les responsables musulmans disent que, parce qu'ils se sentent chez eux en Grande-Bretagne, ils peuvent simplement ignorer ces passages du Coran qui instruisent de massacrer les incroyants.

Parce que tellement de musulmans dans la communauté musulmane refusent de défier de vieux arguments théologiques, les tensions entre la théologie islamique et le monde moderne se font plus grandes chaque jour..

Je crois que la question du terrorisme peut être facilement démystifiée si les musulmans et les non-musulmans commencent à discuter ouvertement des idées qui alimentent le terrorisme. Il est crucial que la communauté musulmane en Grande-Bretagne se réveille de son état de déni de réalité et réalise qu'il n'y a aucune honte à admettre que l'extrémisme existe dans nos familles, nos communautés et parmi nos coreligionnaires dans le monde..

Si notre pays veut l'emporter sur les radicaux et les extrémistes violents, les étudiants musulmans doivent revisiter leurs livres et mettre en avant un ensemble renouvelé de règles et une compréhension révisée des droits et des responsabilités des musulmans dont les maisons et les âmes sont fermement plantées dans ce que je voudrais pouvoir nommer la terre de la coexistence.

Et quand ce nouveau domaine théologique sera ouvert, les musulmans occidentaux pourront être capable de se libérer de leurs anciennes conceptions du monde, récrire les règles de l'interaction et peut-être nous découvrirons que le concept de tuer au nom de l'Islam n'est rien de plus qu'un anachronisme..

anonymous icon Intervention pinpin, 5 messages Le 2 juillet 2007 à 22:45

Mon dieu ! Quel histoire pour un minaret. Pour ma part, j'ai vécu une période de ma jeunesse dans un pays musulman, avec des minarets autour de moi qui chantaient le matin et au milieu de tout cela une église orthodoxe qui ne dérangeait personne. Peut-être les opposants au minaret oublient-ils que la Suisse n'a pas toujours été chrétienne...Mais le savent-ils ?

anonymous icon Intervention Milton, 6361 messages Le 18 juin 2007 à 15:58

L'islamisme est une création 100% made in USA by the CIA

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"Pourquoi et comment j'ai financé Ben Laden en Afghanistan"
Zbigniew Brzezinski
 
Le 15 janvier 1998, Zbigniew Brzezinski est interviewé par Le Nouvel Observateur. Cet homme a dirigé la politique étrangère des USA sous Carter. C'est lui qui a financé et utilisé Ben Laden pour abattre un régime progressiste qui avait accompli une réforme agraire et émancipé les femmes.
Brzezinski le reconnaît ici. Pire, il en est fier. Eclairant...
Il tord le cou au mythe qui va suivre : c'est bien la CIA qui a piégé l'URSS pour l'attirer en Afghanistan.

 
Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes...

Le Nouvel Observateur. L'ancien directeur de la CIA Robert Gates l'affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l'intervention soviétique. A l'époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité ; vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez?
Zbigniew Brzezinski (2). Oui. Selon la version officielle de l'histoire, l'aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c'est-à-dire après que l'armée soviétique eut envahi l'Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu'à présent, est tout autre : c'est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j'ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu'à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des Soviétiques.

N. O. Malgré ce risque, vous étiez partisan de cette covert action [opération clandestine]. Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer?
Z. Brzezinski. Ce n'est pas tout à fait cela. Nous n'avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu'ils le fassent.

N. O. Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu'ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a crus. Pourtant, il y avait un fond de vérité... Vous ne regrettez rien aujourd'hui?
Z. Brzezinski. Regretter quoi? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d'attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j'ai écrit au président Carter, en substance : Nous avons maintenant l'occasion de donner à l'URSS sa guerre du Vietnam. De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l'éclatement de l'empire soviétique.

N. O. Vous ne regrettez pas non plus d'avoir favorisé l'intégrisme islamiste, d'avoir donné des armes, des conseils à de futurs terroristes?
Z. Brzezinski. Qu'est-ce qui est le plus important au regard de l'histoire du monde? Les talibans ou la chute de l'empire soviétique? Quelques excités islamistes ou la libération de l'Europe centrale et la fin de la guerre froide?

N. O. Quelques excités? Mais on le dit et on le répète: le fondamentalisme islamique représente aujourd'hui une menace mondiale.
Z. Brzezinski. Sottises! Il faudrait, dit-on, que l'Occident ait une politique globale à l'égard de l'islamisme. C'est stupide: il n'y a pas d'islamisme global. Regardons l'islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C'est la première religion du monde avec 1,5 milliard de fidèles. Mais qu'y a-t-il de commun entre l'Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l'Egypte pro-occidentale ou l'Asie centrale sécularisée? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté...

Propos recueillis par Vincent Jauvert
(1) From the Shadows, par Robert Gates, Simon and Schuster. (2) Zbigniew Brzezinski vient de publier Le Grand Echiquier, Bayard Editions.

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2006-06-07%2019:25:25&log=lautrehistoire

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Le soutien aux islamistes n'a pas pris fin avec la chute de l'URSS, la collaboration fructueuse a été poursuivie durant la guerre des Balkans, en Tchétchénie, mais aussi en Afghanistan, où les Talibans ont longtemps été soutenus par les USA et leur vassal pakistanais... Les USA collaboraient avec l'Arabie Saoudite et l'Iran, la rupture avec ce dernier n'est intervenue qu'après la découverte du programme nucléaire secret, qui avait été mis sur pied avec la collaboration de la Chine...

L'extension de l'OTAN et le programme antimissiles sont l'illustration d'une politique agressive envers la R, de fait les impérialistes ne se contentent pas du tout de la chute du communisme, ce qui les intéresse, ce sont les matières premières dont la R regorge... L'islamisme a donc continué à être encouragé et propagé en Asie dans le but de déstabiliser la R et la Chine... Ces 2 pays ont d'ailleurs conclu une organisation (l'Organisation de coopération de Shangai, OCS) avec les Républiques d'Asie centrale en défense contre ces tentatives... L'adhésion prochaine de l'Iran, de l'Inde et du Pakistan montrent que le front antiimpérialiste prend de l'ampleur, que les pays asiatiques ne sont pas dupes de la soi-disant "guerre contre le terrorisme"...

anonymous icon Intervention apologiste, 428 messages Le 17 juin 2007 à 15:51

apologiste
Puisque le sujet ici est: les minarets en Suisse, que pensez-vous des destructions de minarets et des mosquées en Irak?

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