Débat du 31 janvier 2006 à 22:30
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Les ouvriers, les employés et les cadres de Swissmetal sont formels: la grève menée depuis mercredi à Reconvilier est hautement symbolique. Elle représente "le combat du travail contre le capital", "la défense d'un savoir-faire centenaire de toute une région contre l’arrogance des financiers". On se croirait revenu à l’aube des luttes ouvrières!
Personne ne comprend en tout cas, dans l’arc jurassien, ce que veut la direction actuelle de Swissmetal, accusée de mettre en péril un fleuron industriel.
En un peu plus d'une année, c'est la deuxième fois que les ouvriers se mettent en grève. Les halles de production sont occupées par les 400 ouvriers qui ont mis sur pied des piquets de grève se relayant 24 heures sur 24.
D’un côté, une direction qui, après avoir déjà transféré la fonderie de Reconvilier à Dornach dans le canton de Soleure, prévoit 80 licenciements, sur le site de "la Boillat", d'ici à 2010. Autant de mesures de rationalisation qui permettront la survie de l’entreprise à long terme, dit-elle.
De l’autre côté, les employés de "la Boillat", l'usine Swissmetal de Reconvilier, appuyés par les cadres de l’entreprise, qui s’estiment floués. Selon eux, la fermeture des usines est programmée.
Le conflit promet d’être long et très dur. La direction du groupe métallurgique menace de faire évacuer l'usine pour protéger les biens entreposés estimés entre 30 et 40 millions de francs! Et le patron de Swissmetal, Martin Hellweg, n'exclut plus l'abandon du site.
En cas de fermeture de Swissmetal, les politiques, qui ont pris fait et cause pour les ouvriers, annoncent des conséquences fatales pour 300 PME de la région. Un désastre; tout un savoir-faire industriel qui passerait à la trappe!
Pour débattre de la question, Romaine Jean a invité sur le plateau d'Infrarouge: (liste provisoire)
- Maxime Zuber, maire de Moutier
- Thomas Daum, directeur de Swissmem, industrie suisse des machines, équipements électriques et métaux
- Sam V. Furrer, chef du développement d'entreprise Swissmetal, en duplex de Zurich
- Dominik Koechlin, vice-président du conseil d'administration de Swissmetal, en duplex de Zurich
- Dominique Lauener, directeur Lauener Décolletage à Boudry et Shanghai
- Edmond Bailat, ancien directeur des ventes Swissmetal
- Fabienne Blanc-Kühn, membre du comité directeur d'Unia
- Nicolas Wuillemin, président de la représentation des employés en grève de Swissmetal
ainsi qu'une importante délégation d'ouvriers et habitants de Reconvilier.
Le site de Swissmetal
Le site du syndicat Unia
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Avec de grands regrets, je n'ai pas pu regarder la TSR le soir du débat. Je félicite les travailleurs pour leur tenacité à continuer à tout prix la grève jusqu'au bout. Je suis de tout coeur avec eux. Ils ont montré à nos patrons que les bas de gammes savaient se défendre. C'est une démonstration que la classe ouvriére pouvait attaquer les supérieurs.
Malheureusement, c'est le pot de terre contre le pot de fer. La Boillat a perdu 42 cadres qualifiés et qui étaient de la même trempe que les grèvistes.Ils se comprenaient pour avoir travaillé
de longues années ensemble. Comme dans une chorale ou une fanfare,chacun connaissait sa partition.
Vous avez raison de recommencer de travailler, il y a une fin à tout. Mais, c'est avec un chef de Dornach pas de Reconvillier. Le Directeur est un jeune loup qui a probablement suivi des écoles post-grades. Au juste, nous ignorons ce qu'ils peuvent apprendre. Je ne pense pas que se sont des écoles où ils apprennent à traiter les ouvriers avec des gants. Actuellement, c'est la production à outrance et les gros bénéfices en fin d'année.
Et les cadres reçoivent des bonus juteux.
Grève à la Boillat.
J'ai de la peine à comprendre que les employés de Swissmetal reconduisent leur grève alors que la direction de l'entreprise a trouvé un terrain d'entente avec le syndicat UNIA. Ils n'ont même pas daigné voter sur le projet de médiation.
Alors que des PME et des emplois dépendent des livraisons de cette usine. C'est proprement inadmissible. Cela mérite maintenant une suite judiciaire à l'encontre des grèvistes.
Par ailleurs, la méthode de votation pour reconduire les grèves fausse le résultat. J'encourage les employés à demander un vote par bulletin secret pour ne pas céder à la pression d'un plus petit nombre.
A entendre les médias, cette grève est la plus importante que la Suisse a connue. Je pense au contraire,car la gréve que le Canton de Neuchatel a connu est la chute de la Maison DUBIED mondialement connue, une grève de plus de 1000 personnes pendant plus d`un mois et j`ai fait partie du comité de grève, qui ne voulait en aucun cas reprendre le travail dans des conditions similaires a SWISSMETAL, mais avec un médiateur et le Conseil d`Etat de l`époque, la pression sur les familles a été tel que tout le personnel a repris le travail, mais cela n`a pas empêcher l`entreprise DUBIED de couler a pic, et nous l`avions prédit si rien ne changeait, bref, tant que certaines entreprises prennent leurs employés pour des imbéciles et en plus que des politiciens vont mettre leurs grains de sel dans ces affaires,rien ne changera a moyen terme. J`aimerais voir les Autorités politiques mettre le halte-là aux entreprises qui jouent avec leurs personnel, et qui menacent les employés de licenciements, et menacent les cantons de partir, UN VRAI CHANTAGE, Je défie n`importe qui me démontrer le contraire, Dubied, Swissair, Swissmetal, et encore Suchard, qui serait encore a Neuchatel aujourd`hui avec ses 800 personnes, si un Conseiller National n`avait vendu ses parts en action a JAKOB CAFE, qui a déménagé Suchard de Neuchatel pour Berne, avec un minimum d`employés. Voilà le résultat: bien maigre.
C'est quoi tous ces communistes qui veulent contrôler des entreprises qui ne leur appartiennent pas ?
L'idéal serait de mettre en place une loi qui permettent aux employés de reprendre les reines de la société quand visiblement le patronat tente de fermer l'entreprise pour des raisons de profits et non de pertes réelles.
En d'autre terme placer une tutelle dans ce genre de conflit, qui permette de faire l'état des lieux avant que cela tourne au carnage comme c'est le cas actuellement.
@ vpcnd il s'agit de l'Allemagne - pas de la Suisse allemande - Mais le mal est plus profond !
Les abus du droit capitaliste se manifestent tous les jours, voir l'affaire de la Boillat. Face aux possibilités d'achats, de ventes et de destructions de firmes du capitalisme sauvage que nous connaissons, je propose - aux grands maux les grands remèdes - de traiter les titres de propriété des entreprises suisses (les actions et autres parts) comme sont traitées les inventions, des brevets à durée de 20 ans. A 5% par an, la propriété d'une firme doit être dévolue à une coopérative, à laquelle peuvent participer tous ceux qui y ont contribué. Le capitaliste ne doit recevoir en retour QUE SON CAPITAL et une récompense à négocier - PAS UN POUVOIR DE VIE ET DE MORT. Les actions sont à rendre combustibles - d'un trait de plume législatif !
Les abus du droit capitaliste se manifestent tous les jours, voir l'affaire de la Boillat. Face aux possibilités d'achats, de ventes et de destructions de firmes du capitalisme sauvage que nous connaissons, je propose - aux grands maux les grands remèdes - de traiter les titres de propriété des entreprises suisses (les actions et autres parts) comme sont traitées les inventions, des brevets à durée de 20 ans. A 5% par an, la propriété d'une firme doit être dévolue à une coopérative, à laquelle peuvent participer tous ceux qui y ont contribué. Le capitaliste ne doit recevoir en retour QUE SON CAPITAL et une récompense à négocier - PAS UN POUVOIR DE VIE ET DE MORT. Les actions sont à rendre combustibles - d'un trait de plume législatif !
Je soutiens fermement. Les grèvistes de la Boillat.Ce sont des durs. Je suis de tout coeur avec eux. La preuve qu'ils sont dans le juste, c'est qu'ils par la population. La fabrique ne doit pas disparaître de Reconvillier. Elle fait partie du patrimoine de la région. De plus, ils montrent au monde ouvrier qu'il faut défendre durement son pain. Cependant, la tension entre les parties se tend. Le patronat est coriace. Je crains que la situation s'envenime. Que les directions prennent une décision irrévocable. Que cela se termine comme Zola l'a si bien décrit dans l'un de ses livres dans une débacle atroce pour les ouvriers. Il fut un temps,le patron habitait la cité de l'usine qu'il avait lui-même fondée. Le patron, malgré tout restait le patron, cependant, il installait une crèche, un magasin, il soutenait au mieux les sociétés, etc. Certains avait constitué un fonds de prévoyance pour aider les oouvriers dans le besoin ou malades. Malgré tout, il fallait travaillé dur, être à l'heure à sa place de travail, discipliné. Maintenant, les nouveaux dirigeants ne pensent qu'à l'argent et sont soutenus par les Conseils d'admistration. Evidemment, les indemnités sont à la hauteur des bénéfices de l'entreprise. L'ouvrier n'est qu'un pion sur l'échiquier.
En tant qu'entrepreneur, je ne connais rien en métallurgie et mon coeur "politique" ne balance pas à gauche.
Toutefois, j'ai été abasourdi par le manque total de compétences en communication d'un Monsieur qui serait prochainement le "patron des patrons" en Suisse. Pendant l'émission, il était pathétique de constater que Monsieur Daum :
- (en tant que futur "patron des patrons") n'a aucun sens d'objectivité dans le débat puisqu'il s'est contenté de donner une opinion favorable aux dirigeants de Swissmetal. Une personne qui aura une responsabilité aussi importante à la tête du patronat doit savoir se comporter et gérer un conflit dans une entreprise, de surcroît comme celle de Swissmetal.
- quelle piètre image ont donné hier soir les 2 dirigeants de la société Swissmetal. c'est honteux de constater que ces personnes se prennent pour des hommes d'affaires. Sérieuses carences dans l'attitude et le comportement, ils n'assuraient pas du tout devant la caméra. Savoir mentir et être de mauvaise foi avec le sourire, cela s'apprend. Je noterai aussi une carence culturelle car leur niveau de français était mauvais.
Enfin, au-delà du conflit entre les employés et la direction, il semblerait que le soutien aveugle du futur "patron des patrons" à la direction actuelle de Swissmetal concerne moins le conflit en lui-même mais plutôt se baserait plus sur le fait qu'il faut coûte que coûte ne plus faire voir au monde entier que la Suisse a aussi des grèves et conflits dans des entreprises, voire mêmes que les employés fassent des piquets de grève dans l'usine (comme en France, Italie, etc) serait perçu comme une honte.
Les propos de Monsieur Lauaner m'ont fait définitivement penché la balance que la direction de Swissmetal ne semble pas compétente pour gérer à moyen et long terme une entreprise qui fait des profits. Dommage qu'il ne souhaite pas passer des "paroles" aux "actes".
La direction de SM ne parle pas le français. Leur texte il l'aprennent par coeur. La seule phrase en français qu'ils savent c'est "au travail et on discute"... Courage!
Je ne comprends pas comment ce dictateur (M. Hellweg) venu d'ailleurs peut se permettre de se moquer du personnel de Swissmetal de la sorte. Si en Allemagne on peut traîter les travailleurs de cette façon eh bien qu'il retourne de là où il vient. Personne ne s'en plaindra...
Monsieur Hellweg est un incapable.
C'est un général à la tête d'une armée divisée.
Les actionaires doivent virer cet homme et nommer un vrai CEO capable d'unir Swissmetal et de mettre sur pied une vraie stratégie industrielle et pas seulement d'élaborer des théories financières.
Monsieur Hellweg ne doit pas sous-estimer les gens de la région.
Cette région a toujours été en competition avec le monde entier au travers de ses usines et de leurs marchés basés sur l'exportation.
Les gens de la région connaissent bien les mécanismes de l'économie de marché globalisée.
Si les gens font la grève, c'est parce qu'il sont dos au mur, et qu'ils ont pu lire le jeu de la direction de Swissmetal. Et on vu clairement que le but a long terme serait la délocalisation du site de Reconvilier. Cette grève doit donc aller jusqu'au bout et ne se terminer que si M.Hellweg est remplacé.
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