La ferveur avec lesquels l'industrie du don d'organe (qui brasse des sommes colossales) pousse au changement était évidemment hautement suspecte. Un minimum de recherche confirme hélas nos pires craintes: la "mort cérébrale" est une création de toute pièce de ladite industrie. Lire à ce propos l'interview du Dr Paul Byrne, chercheur éminent sur le sujet et que les ayatollahs de la "santé publique" "politiquement correcte" cherchent à passer sous silence. Extrait:
"— Vous avez publié une déclaration sur la « mort cérébrale » à l’issue d’une réunion à Rome en compagnie de scientifiques, de médecins, de philosophes, de neurologues et même de deux évêques, Mgr Bruskewitz et Mgr Vasa. Un panel impressionnant, mais vous demeurez une minorité. Comment expliquez-vous cela ?
— Je ne considère pas que nous soyons véritablement une minorité. Je pense que la majorité n’est pas informée. Selon mon expérience, beaucoup de médecins qui étaient pour la mort cérébrale et pour la transplantation d’organes posent des questions : lorsque je leur donne des réponses ils changent d’avis et s’opposent à la mort cérébrale et à la transplantation d’organes. D’autres sont arrivés seuls au point où je me trouve aussi. Mais je ne connais aucun médecin qui, ayant été opposé à la « mort cérébrale », ait changé d’avis pour y devenir favorable à l’issue d’une étude sérieuse. Le résultat d’une étude approfondie de la question aboutit à ce qu’on soit de plus en plus nombreux à arriver au point où je me trouve, moi."
http://leblogdejeannesmits.blogspot.fr/2012/03/mort-cerebrale-et-don-dorganes-lune-des_12.html
À lire aussi, l'excellente série d'articles de Pierre-Olivier Arduin sur Liberté politique.com. Extraits:
"Malgré leur équilibre fragile, les procédures de consentement explicite faible (soft opt in) où l'individu s'est inscrit comme donneur mais où la famille peut refuser le don et de consentement présumé faible (soft opt out) comme en France où aucun prélèvement n'est réalisé sans l'accord de la famille, sont dont d'une manière générale acceptables sur le plan éthique. Dans la seconde formule, la vigilance s'impose cependant d'autant plus que certains commentateurs la jugent hypocrite et souhaiteraient passer à un régime de consentement présumé dit hard.
Le danger d'appropriation coercitive
Le médecin et chroniqueur Jean-Yves Nau faisait ainsi état en début d'année de la volonté du gouvernement finlandais d'autoriser les prélèvements d'organes sans l'accord de la famille pour faire face à la pénurie de greffes [15]. De fait, la volonté qu'une collectivité nationale, sous prétexte de sauver des vies, s'approprie de manière coercitive les éléments constitutifs du corps de ses citoyens est un danger qu'il ne faut pas sous-estimer."
http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Don-d-organes-II-le-consentement-presume-est-il-acceptable-sur-le-plan-ethique
"La commission d'éthique de la Société de réanimation dénonce une
rupture éthique entre les modalités de prélèvement chez le donneur en mort encéphalique et le donneur à cœur arrêté : La principale différence entre les deux techniques tient au fait qu'en première analyse, chez le donneur encéphalique, la procédure du prélèvement n'est engagée qu'une fois obtenue la certitude qu'il n'y a pas d'opposition du patient et de la famille.
A contrario, pour le donneur à cœur arrêté, la mise en place des techniques de perfusion des organes
la précède.
La différence morale tient en particulier au fait que la reprise du massage cardiaque et de la ventilation puis l'équipement du donneur potentiel par des techniques de perfusion devront être réalisés avant même que la non opposition préalable ait pu être vérifiée. Cette inquiétude est amplifiée par le fait qu'à l'instant où la procédure sera engagée, la consultation du registre des refus au don d'organes n'aura pas eu lieu,
ce qui est en contradiction avec l'esprit de la loi qui avait conduit à la création de celui-ci . S'il s'avérait que la personne était inscrite sur le registre des refus ou que les proches fassent mention de son opposition au don d'organes, cela signifierait que
toutes les manœuvres auraient été entreprises contre la volonté du défunt.
Le professeur Boles voit dans cette intrusion technique à l'aveugle chez tous les cadavres éligibles après arrêt cardiaque une instrumentalisation du principe du consentement présumé.
Tout se passe comme si la dépouille du défunt appartenait à l'État jusqu'à ce que la preuve du contraire soit faite.
La pratique médicale en est radicalement changée : Non seulement le médecin ne traite plus le malade pour son propre bénéfice avec son consentement, mais il en vient à le considérer comme un objet dont il se sert pour un service après sa mort, ajoute Jean-Michel Boles. Le retentissement psychologique sur le personnel soignant de ce changement d'approche a-t-il été suffisamment pris en compte ? On ne saurait ici mésestimer selon la Société de réanimation le risque de répercussion psychologique chez les soignants engendré par le passage sans transition, chez le même individu, d'un engagement thérapeutique à visée curative à une activité technique de conservation d'organes en vue d'une transplantation."
http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/Don-d-organes-IV-prelevements-douteux-sur-les-donneurs-a-caeur-arrete